Quelles sont les démocraties occidentales qui ont mis le régime misogyne d’Iran à la tête de la « Commission femme » de l’ONU ?

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Quelles sont les démocraties occidentales qui ont mis le régime misogyne d’Iran à la tête de la « Commission femme » de l’ONU ?
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Un pyromane à la tête des pompiers !

Les « Nations-Unies » viennent d’élire le 20 avril 2021 à la tête de leur « Commission des femmes » trois États qui appliquent la charia intégralement : le régime islamique qui occupe l’Iran, la « République islamique (sic) » du Pakistan et la Mauritanie.

« C’est un jour noir pour les droits des femmes et pour les droits de tous les êtres humains. » « Élire la République islamique d’Iran de Khamenei à la protection des droits des femmes revient à placer un pyromane à la tête des pompiers » a déclaré Hillel Neuer, le directeur de UN Watch, l’ONG à l’origine du tollé international.

Ce choix est une insulte à toutes les femmes !

L’Iran, le Pakistan et la Mauritanie appliquent tous les jours les cruautés de la charia à la place du Droit pénal et civil : lapidation, amputation, flagellation, loi du talion, mariage forcé, polygamie, répudiation, peine de mort en cas d’apostasie ou de « blasphème »… Les femmes et les enfants n’ont quasiment aucun droit ni aucune protection contre les viols et les violences. Combien de femmes sont pendues en Iran par les mollahs pour s’être défendues contre un violeur ? Combien d’Iraniennes sont en prison pour s’être opposées au voile islamique et au mariage des petites filles ?

Rappelons que depuis le rapt du pouvoir en Iran par les islamistes en 1979, les femmes sont obligées de porter le voile annihilant dès l’âge de sept ans et sont mariables dès neuf ans ! La prostitution est soutenue par la loi du « mariage temporaire » des mollahs. Le régime impose partout l’apartheid sexuel aux femmes en leur attribuant l’arrière des bus, des rames de métro, des jardins publics, des files d’attentes, des écoles et universités, des bureaux de travail séparés… Les femmes sont interdites de faire du vélo, d’aller au stade, d’être juges…

Au Pakistan les crimes dits d’honneurs, la violence domestique et le harcèlement sexuel dans la rue sont massifs. La charia condamne les femmes et fillettes victimes de viol à la mort.

En Mauritanie, 10 à 20 % de la population est mise en esclavage, le mot Noir y est même synonyme d’esclave ! 66 % des femmes ont subi une mutilation sexuelle et 38% un gavage forcé.

Quelles décisions prendront ces trois gouvernements anti-femmes à outrance lorsqu’ils siégeront et statueront de 2022 à 2025 sur toutes les décisions de la commission de l’ONU qui « contribue à l’établissement des normes mondiales relatives à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes » ?

Mana Neyestani (les Nations Unies élisent le régime des mollahs à la tête de la Commission femme)

Comment une telle ignominie est-elle possible ?

L’ONG UN Watch, qui veille au respect par l’ONU de sa propre Charte, a révélé les détails de ce vote à bulletin secret :

Sur la vidéo, on constate 43 suffrages pour le régime islamique d’Iran et 50 pour le Pakistan. Sur les 54 États membres du Conseil économique et social des Nations Unis (ECOSOC) on dénombre 15 démocraties occidentales :

  • Australie, Canada, États-Unis,
  • Norvège, Royaume-Uni, Suisse,
  • 9 membres de l’Union européenne : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Finlande, France, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal.

On peut donc en conclure qu’au moins 4 de ces démocraties ont voté pour les mollahs qui occupent l’Iran ! En suivant le même raisonnement, au moins 5 membres de l’Union européenne ont voté pour le Pakistan !

Pourquoi l’Union européenne n’a-t-elle pas une position politique commune à l’international concernant les droits des femmes ?

Pendant que les Nations Unis honorent le régime totalitaire islamique d’Iran en lui offrant le droit de statuer à « Commission des femmes pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes », les Iraniennes qui ont enlevé le voile en public (cf. « Les Filles de la rue de la Révolution ») ou qui sont membres d’organisations pour les droits des femmes, croupissent dans les geôles des mollahs, foyers de contamination au coronavirus SARS-CoV-2. Parmi elles :

  • Saba Kord Afshari : 7 ans de prison pour avoir enlevé le voile en public ;
  • Sa mère, Raheleh Ahmadi : a protesté contre l’emprisonnement de sa fille, 31 mois de prison.

Monireh Arabshahi, Yasaman Aryani et Mojgan Keshavarz, ont distribué le 8 mars 2019 des roses et des gâteaux aux femmes dans un wagon de métro attribué aux femmes pour dénoncer le voile ; au total 39 ans de prison.

Nahid Shaghaghi, Akram Nasirian, Maryam Mohammadi et Asrin Darkaleh : membres d’une association de défense des droits des femmes « Neda-yé Zanane Iran Association » (Le Cri des femmes iraniennes)  ; 2 ans et 3 mois de prison chacune.

Nasrin Sotoudeh : avocate des prisonnières et prisonniers politiques, a manifesté avec la pancarte « Arrêtez la violence contre les femmes » ; 38 ans de prison et 148 coups de fouet !


La Commission de l’inégalité ?

La « Commission femme » est dirigée par 45 États membres de l’ONU, élus pour quatre ans par le Conseil économique et social de l’ONU. Mais sous prétexte de critères de « distribution géographique équitable », seulement 8 démocraties occidentales peuvent y siéger en même temps !

Ce sont pourtant elles les principales donatrices et surtout les plus avancés en termes de lutte contre les violences faites aux femmes et aux petites filles. En 2019, la Commission européenne, première contributrice, a versé 84,4 millions de dollars à la « Commission femme » et la France 3,6 millions de dollars supplémentaires !

Montants en millions de dollars versés en 2019 à l’ONU Femmes par les vingt premiers donateur.
(Source : https://www.unwomen.org)

En 2021, parmi les membres statuant et contribuant « à l’établissement des normes mondiales relatives à l’égalité des sexes »à l’ONU Femmes on compte de nombreuses dictatures et régimes ne se préoccupant absolument pas des droits des femmes dont 6 États appliquant la charia intégralement  : Arabie Saoudite, Bahreïn, Irak, Somalie, Malaisie, les Comores !

Quelle vision des femmes ces pays imposent-ils à la Commission ?

Voici quelques images du site internet et des rapports officiels de l’ONU Femmes. Toutes banalisent le voile, cet instrument de ségrégation sexiste.


Voici quelques images parmi les millions d’Iraniennes qui luttent tous les jours contre le voile malgré les insultes, les coups, les vitriolages, la prison, les viols et la mort.

Dessin publié par le groupe Telegram « Tavaana »
Mana Neyestani

Pourquoi l’argent de nos impôts est-il dilapidé dans cette commission qui trahit le combat des « Filles de la rue de la Révolution »  ?


L’ONU ou la corruption de la démocratie

Ce choix des « Nations Désunies » provoque la colère des Iraniennes sur les réseaux sociaux : « Qui sont ces démocraties qui ont voté pour ces deux pays criminels contre les femmes ? Combien d’argent ont-ils reçu pour fermer les yeux sur les crimes de ces pays contre les femmes ? ».

En ce moment même, le Royaume-Uni s’apprête à dégeler un compte bancaire de 400 millions de Livres sterling, correspondant à l’argent de l’Iran avant le rapt du pouvoir par les islamistes, en échange de la libération de l’otage Nazanin Zaghari-Ratcliffe. Pourtant, cet argent appartient au peuple iranien et non pas à ses occupants. À chaque fois que l’on cède au chantage des pirates islamiques, on les encourage à effectuer de nouveaux enlèvements et on finance directement leur terrorisme et leurs guerres !

Les pays qui ont voté pour la mafia islamique au pouvoir en Iran, soutiennent sa répression contre le peuple iranien et ses agressions contre d’autres pays.

Ce n’est pas une coïncidence que cette légitimation intervienne juste au moment où les États-Unis de Biden, l’Union européenne, la Russie et la Chine s’apprêtent à renégocier les accords sur le nucléaire iranien (JCPoA). Les criminels de masse au pouvoir en Iran vont donc continuer à enrichir de l’uranium et menacer de « rayer Israël de la carte » comme ils le revendiquent haut et fort tous les jours en toute impunité.

En échange les entreprises européennes feront de juteux profits en important, au seul profit des mollahs les richesses du pays (pétrole, gaz, métaux…). Rappelons qu’en 2018, les États-Unis du président Trump étaient les seuls à avoir eu le courage de se retirer de ces accords de la honte et à rétablir les sanctions contre le totalitarisme islamique en Iran.

Dessin de Mike Shelton

Ces démocraties qui font le choix de supporter ces régimes criminels, ne craignent-elles pas d’avoir un jour le feu chez eux ? Ou bien tant que ce sont des femmes qui sont données aux bûchers, il n’y a pas de crainte à avoir ?


Une exigence internationale de transparence

Les révélations de UN Watch ont provoqué un scandale international.

En France, l’essayiste Chahdortt Djavann, autrice de l’excellent argumentaire « Bas les voiles ! », a appelé toutes les femmes à porter plainte contre l’ONU !

L’organisation des femmes d’Iran a écrit le 4 mai 2021 une lettre au Secrétaire général de l’ONU pour demander l’exclusion du régime de la Commission femme de l’ONU : « Il faut briser le silence assourdissant sur les crimes du régime et sur les compromissions avec ce régime anti-femmes qui est en opposition avec la CEDAW (Convention pour l’élimination de toutes les formes de violences contre les femmes). Ce poste offert au régime islamique est une tache sur le front de l’ONU » (Lettre en persan ici).

Les féministes d’Allemagne (« Femmes pour la liberté » et « Ex-musulmans d’Allemagne ») ont cosigné une lettre (versions en anglais et en allemand ici) adressée à leur ministre des Affaires étrangères et à l’ambassadeur de l’Allemagne auprès des Nations Unies :

« Quiconque a approuvé l’élection du régime islamique d’Iran à la Commission des droits des femmes de l’ONU légitime la privation des droits et la déshumanisation des femmes.
En 2020, le ministère des Affaires étrangères allemand a fait le point sur l’égalité des sexes et s’est engagé à exiger l’égalité dans la politique étrangère, en particulier aux Nations Unies. Il devrait aller de soi que les questions relatives à la question fondamentale des droits humains pour les femmes devraient être rendues transparentes.
Par conséquent, nous vous exhortons à rendre public si vous avez voté pour ou contre le régime islamique d’Iran. »


« Bannissez l’Iran de l’ONU ! »

Campagne des Iraniennes sur les réseaux sociaux :

« Non à la république islamique. La nomination de l’Iran à la Commission de l’ONU sur la condition des femmes est une insulte aux Iraniennes et aux femmes du monde entier. Excluez l’Iran de l’ONU Femmes (UNCSW).

Le régime totalitaire d’Iran ne respecte ni la Charte de l’ONU, ni la Convention sur le droit des enfants, ni le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qu’il a signés il doit donc être exclu de l’ONU.

Nous soutenons les luttes des Iraniennes qui demandent d’exclure le régime de l’ONU, de maintenir les sanctions économiques et d’arrêter les négociations de nucléarisation du régime islamique d’Iran.

Nous appelons toutes les femmes de l’Union européenne à exiger que chaque État membre de l’U.E. ainsi que la Commission européenne cessent immédiatement tout financement à l’ONU et à ses organismes tant que le régime totalitaire d’Iran n’aura pas été exclu de toutes les instances de l’ONU.

Tribune Iran laïque, le 09 mai 2021.


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